Vendredi 25 juin 2010, 10h05. Je rejoins Simon à la gare de Grenoble pour ce qui aurait dû être le début de 22 heures de voyages vers Las Vegas et ses World Series of Poker. Une heure plus tard, nous arrivons sans encombre à Saint-Exupéry où nous devons décoller à 13h50 pour Roissy. Cela nous laisse le temps de faire enregistrer nos bagages et de manger avant l’embarquement prévu pour 13h20. Le vol se déroule parfaitement et nous arrivons à Paris avec près d’une demi-heure d’avance. Pour l’instant, on run good. C’est à partir de là que les choses commencent à se gâter et notre vol Paris-New York se fait attendre, nous décollons finalement vers 17h30 avec une heure de retard !
Vendredi 25 juin 2010, 18h40, heure de New York. Nous arrivons à JFK avec pas mal de retard et les interminables files d’attentes devant les bureaux de l’immigration ne laissent rien présager de bon quant à notre correspondance vers Las Vegas que nous devons prendre moins de deux heures plus tard. Après avoir passé un moment à attendre, je décide de demander à un responsable de la sécurité s’il est possible de passer en priorité afin de ne pas rater notre correspondance. Il me répond que cela ne pose pas de problème et nous économisons ainsi un temps précieux. Nous récupérons ensuite nos bagages et nous rendons du terminal 1 vers le terminal 3 où nous devons embarquer pour Vegas. C’est là que commence un jeu de piste interminable ! L’entrée principale du terminal 3 est fermée et on nous indique qu’il faut redescendre puis prendre un ascenseur afin de remonter par l’intérieur du terminal. Nous sommes nombreux à être en retard et tout le monde se presse vers le fameux ascenseur de l’étage inférieur afin de remonter. A la sortie de l’ascenseur, nous tombons nez à nez avec la personne qui nous avait indiqué de le prendre et qui nous dit qu’il faut finalement faire le tour du terminal et y rentrer par l’autre côté ! What the f***?, pour reprendre ce qui sera l’expression la plus utilisée lors de notre première semaine à Vegas. Ça commence à réellement sentir le roussi et nous ratons évidement notre correspondance. Les vols vers Vegas le vendredi et le samedi étant généralement complets, on nous explique que nous ne pourrons pas avoir de vol avant le lendemain à 18h.
Vendredi 25 juin 2010, 21h. Nous nous mettons à la recherche d’un hôtel pas trop mal situé afin de tenter de profiter un peu de New York puisque nous y sommes bloqués pour près de 24 heures. Très rapidement, la découverte des tarifs des hôtels réservés à la dernière minute un vendredi soir à New York nous fait revoir nos plans à la baisse. Il n’y a strictement rien à moins de 450$ et nous nous rabattons sur un hôtel à quelques kilomètres de l’aéroport pour un tarif modique d’environ 150$. Le chauffeur de taxi chargé de nous y emmener parle encore plus mal anglais que moi et ne connaît pas l’endroit, ce qui n’est pas particulièrement rassurant. Nous apercevons notre hôtel mais celui-ci est situé de l’autre côté d’une voie à sens unique que notre chauffeur ne sait vraiment pas comment prendre dans le bon sens. Après avoir tourné pendant 10 minutes autour de l’hôtel sans succès, on décide de terminer à pied !
Vendredi 25 juin 2010, 23h. Nous arrivons à ce qui sera sans doute l’hôtel le plus déprimant de notre séjour. Il n’y a même pas d’ascenseur et notre numéro de chambre est le 315, ça promet ! Heureusement, la numérotation des chambres laisse autant à désirer que la conception et la situation de l’hôtel et celle-ci se trouve en réalité au premier étage. La chambre fait penser à ce que l’on peut trouver dans certains vieux hôtels parisiens où rien n’a été rénové depuis 20 ans et la décoration n’est pas convaincante mais elle est spacieuse et deux grands lits nous attendent pour récupérer de cette première partie de voyage éprouvante. L’objectif est simple, il s’agit de prendre notre mal en patience et d’attendre le check-out prévu le lendemain midi avant de retourner à JFK pour enregistrer nos bagages dès le début d’après-midi afin d’éviter une nouvelle déconvenue.
Samedi 26 juin 2010, 4h. Après avoir eu l’impression de dormir pendant au moins 15 heures, je me réveille et je profite de l’absence d’activité dans l’hôtel pour essayer la connexion Wi-Fi qui semble fonctionnelle lorsqu’une seule personne l’utilise. Le petit déjeuner est servi à partir de 6h et nous nous y rendons directement car ce début de voyage nous a bien creusé, d’autant plus que nous n’avons même pas pris le temps de manger la veille. Pour l’anecdote, l’une des deux seules familles que nous croiserons au petit déjeuner s’avérera être française.
Samedi 26 juin 2010, 11h. Étant donné le résultat de notre expérience en taxi de la veille, nous décidons de profiter de la navette mise à disposition par l’hôtel pour nous rendre à l’aéroport où nous enregistrons nos bagages près de 6h avant l’heure d’embarquement. Après réflexion, nous décidons de profiter du début d’après-midi pour aller à New York et tenter voir quelques endroits clés de cette ville démesurée. C’est ainsi que nous nous rendons à Time Square et à Central Park pour quelques heures avant de retourner à l’aéroport.
Samedi 26 juin 2010, 15h. Nous ne perdons pas de temps et nous rendons directement à notre porte d’embarquement avec près de 3h d’avance, ce qui devrait nous permettre de ne pas rater notre vol de 18h. Au même moment, le match États-Unis – Ghana est diffusé dans l’aéroport, nous avons donc droit à un peu d’animation. Les Américains ne se désintéressent clairement pas tous de la Coupe du Monde et certains font même du zèle, s’enflammant au moindre coup-franc, y compris pour ceux qui sont situés dans le rond central.
Samedi 26 juin 2010, 17h45. Nous attendons toujours des nouvelles de notre vol qui est censé partir dans moins de 15 minutes alors que l’embarquement n’a toujours pas commencé. Nous décollerons finalement avec une heure de retard et je passerai la plus grande partie du vol à dormir malgré le Wi-Fi proposé dans l’avion qui nous emmènera à Vegas.
Samedi 26 juin 2010, 21h15, heure de Las Vegas. Nous arrivons finalement dans la capitale du jeu mais un embarquement est en cours au niveau de la porte où nous sommes censés débarquer, ce qui nous fera perdre encore une petite demi-heure. Moins d’une heure après, nous arrivons à ce qui sera notre premier hôtel : l’Excalibur. Malgré le surclassement que nous réussirons à obtenir, l’hôtel n’est pas exceptionnel et la vue sur le Strip laisse à désirer. Je vous livre malgré tout deux clichés :

Le Rio, le Monte Carlo et le New York New York.

Le New York New York et le MGM Grand.